through the eyes of video artist Toyah Van der Poten.
https://www.saravanderieck.be/when-i-look-at-a-strawberry-…/
When i look Strawberry... est un projet, une expérience qui existe depuis 2017 et qui devrait aboutir sur un véritable spectacle en 2021, l'équipage de base est constitué de quatre personnes
- Sara , chorégraphe
- Krienstien, comédienne, danseuse et poète
- Lisi, danseuse et comédienne.
- Mirko Banovic, musicien.
auquel, aux grés des résidences d'élaboration, viennent se greffer des complices éphémères comme Toons, musicien, à Roubaix.
Les quatres protagonistes initiaux tous ont lu...... qui a été le point de leur collaboration mais cette dernière évolue au travers des résidences. C'est un véritable challenge artistique pluridisciplinaires et vivant, en effet lors des restitutions, ils n'hésitent pas à faire participer les spectateurs invités. Une expérience qui a le mérite de...
www.saravanderieck.be
Christine Chaudet, Julie Ladret,
Francis Dannemark & Ch.Edziré Déquesnes.BONJOUR ! Comme un coup de fouet en le fléau... et je me réveille... Gina et John, je n'étais plus dans la splendeur de votre baiser. Pour rien ! je m'étais égaré si loin, au néant... alors que tout, le précieux, était au bout de ma rue...
Photos : 1,2,3,4,5,7,8,9,10,11,12 & 14 de Sara Vanderieck
et 6, 13 de Maya Wilsens.
1.
Souvenirs d'Îles et d'Elle
Elle, Île des vandas pourpres
Sur le sombre fganjan
Quand se mêlent leurs chants
Elle, Île que survole un vertige de papangues
Elle, Île aux siestes douces d'hier sous la
varangue
de les ailleurs imprévisibles
un pied sur la terre, un pied dans l'océan
Hésite.
Le ciel un instant griffe le trident
étincelant
D'un paille-en-queue
les mots insulaires
Sont au bord d'une cicatrice jamais guérie
Un amour pour toujours
Qui n'est plus que
Jadis.
Elle, Île des vandas pourpres
Sur le sombre fganjan
Quand se mêlent leurs chants
Elle, Île que survole un vertige de papangues
Elle, Île aux siestes douces d'hier sous la
varangue
de les ailleurs imprévisibles
un pied sur la terre, un pied dans l'océan
Hésite.
Le ciel un instant griffe le trident
étincelant
D'un paille-en-queue
les mots insulaires
Sont au bord d'une cicatrice jamais guérie
Un amour pour toujours
Qui n'est plus que
Jadis.
Christine Chaudet
Je ne suis qu'à Roubaix en le Gymnase -centre de développement chorégraphique national, avec mon Camarade Pierre, invité pour assister à la : Sortie de résidence de When i look Strawberry... de/avec Sara Vaderieck (chorégraphe & danseuse), Kriestien Proost (comédienne, danseuse et poète) & Lisi Estaràs (danseuse et comédienne), ... Il y a aussi les musiciens Tom Walgrave, guitariste et bruiteur avec la bouche & Mirko Banovic, bassiste et bricoleur de sons.
2.
Elle est ailleurs dans une soirée, scène ouverte à tous, de poésie proposée par une association qui a à sa tête un ubuesque Président. Je ne suis pas là, je ne suis qu'à Roubaix.
3.
Je ne suis qu'à Roubaix en When i look at a strawberry... ou les danseuses ne dansent pas vraiment car elles récitent aussi des textes, font même des sons avec leurs bouches, puis elles bougent, marchent, se déplacent sans danser à proprement parler mais dansent tout de même. Il y a aussi deux musiciens car Mirko, le bassiste, et avec.... , le guitariste et faiseur de sons avec sa bouche, mais ils ne font pas vraiment de la Musique car eux dansent aussi à leur manière car ils bougent, marchent, se déplacent comme les danseuses complices qui ne dansent pas à proprement parler mais dansent tout de même. Cette résidence est un spectacle
vivant, réellement vivant et pour le coup, ici, l'appellation non contrôlée est juste car elle est pensée et humblement.
4.
La soirée ailleurs, celle qui travaille le Poème se retrouve dans un cercle ouvert de poésie où des poètes, à tour de rôle, lisent leurs textes sous l'œil du Président de l'association à tête de dé-pensées de père Ubu.
Mais celle du Travail du Poème se lance à son tour pour lire : Ô méritons-nous, rien de plus,
Que ces rengaines adipeuses
Déliquescence des mots
Lus à va-vite, suspendus
A cette tristesse creuse
Comme la langue des sots
Ô sommes-nous fait de si peu d’être
Que Pygmalion, de sa tour sans voir,
Ne reconnaisse plus son œuvre
Consommée donc consommable
Que dis-je ! Consumables
Dans la fournaise, ne nous déplaise
Du paraître, du pouvoir et de sa preuve
Ô lisons-nous encore l’aurore
Quand saoulés de médiation
Nous ne savons plus faire opinion
De nos cœurs sondés, transfusés
Jusqu'à la lie de l’horreur
J’accuse ni morts ni sorts
Ni bonnes ni mauvaises fortunes
Je nous accuse, Nous
Et je l’assume
De nous clamer victimes
Sans égards légitimes
Pour ce monde qui nous pare
De grâce, respectons-le
De grâce, respectons-nous !
PENSER
Ô méritons-nous, Roitelets
Pour en avoir toujours eu, des alertes
Des petits gens qui vont à contre sens
Courant gaiement vers notre perte
Mais n’étaient-ils pas pourvus de poètes
Pour qu’une âme espère au delà des frontières
Pour chanter à tue-tête
Le gris ménestrel
Au milieu du heurt, noires et blanches peurs
Car c’est bien du gris que naissent arcs-en-ciel
Le bleu Nuit...
5.
En le When i look at strawberry à Roubaix ce que je vois, entend et vis est universel ; je retrouve même de la bouche d'une comédienne-danseuse qui dit des mots qui ressemblent comme des gouttes d'eau à ceux de Francis Dannemark que jadis, en 2001, j'ai traduit en picard 'Bleuse por chés jours erjés pi bin nèt's - In n'funke pu - obin ch'ét dés super light, ed'z extra light, sains nicotènne, sains colta, sains touback. In n' funke pu, in n'bot pu - obin dés cafés sains café.ènne, del biére sain-z alcol, dés boètes ed coca sains coca ndin. Pi in make sains craù, sains caloùrie, sains warde-eddin, sains plate é-pi sains clichoùts, sains couleurs, sains sintimint, pi sain-z armon. In reule sains plob, in s'nétchie sain salvon. In foét zike sanins nierké, vlaù-chi chés jours erjés - ack dés miles é-pi dés chints d'papiers patarafés por waraintir eque toute i ét bin nèt', erlavé. Vlau chi chés jours erjés - pi l'anme qu'ale poèse dë n'pu s'ermué, pi d'ravizé toute in doutainche. Zzé vlaù chés joers a vive sains vive* Bientôt je suis sur la scène, au micro qui m'est offert et je 'chante' un éphémère long'Touuuuuuujouuuuuuurs' en réponse aux mots d'Amour de la danseuse-comédienne qui m'a tendu la main. Puis il n'y a plus de scène, plus de salle de spectacle, ni de danseuses, de comédiennes, ni de musiciens, plus de spectateur aussi car l'espace est devenu une piste de danse, les bancs des spectateurs sont vides, où les couples qui se sont formés, dansent. Tout le monde danse et changez ! Le spectacle est participatif et bien vivant ! Palpable, l'émotion collective est très forte ! Ce n'est plus du spectacle d'ailleurs, c'est une espèce de célébration, d'élévation collective, d'ascension... comme une réelle citoyenneté participative de ce que devrait toujours être la vie collective.
6.
Ailleurs où le monde n'est pas meilleur et bien droit dans ses bottes de la société du spectacle où les égos des pseudo poètes et leur Président d'asso Ubu-poézivie se mettent en scène en se félicitant les uns les autres pour leur dé-pensée collective, Celle qui travaille le Poème est bien seule quand elle leur récite et offre '...Le vert Prairie Le rose Fleur Et toutes autres couleurs Ôméritons-nous, roitelets sans poètes Sans mines qui naguère partaient en guerre Contre les augures obscurs Contre les puceaux en armure Armant la fourche féconde Se fendant d’un monde D’une nouvelle agonie Prémice d’une nouvelle vie Qui se joue de nos vices Et avance sans entraves Sur l’exquis de nos cadavres Permettez que je me répète Méritons-nous, roitelets sans poètes Qui rendent serviles les grands gens Là où ils sont élus pour les servir, sacrifiant Leur personne première pour un nombre plus grand Qu’est-ce que cette inverse pensée ? Pour l’heure, dites-moi Quelle personne sacrer Du fourvoyeur ou de l’échiné Dites-moi que je sache Ou planter ma plume Dans l’encrier ou dans l’enclume Me faudra-t-il, munie d'une hache Choisir Entre survivre ou bien écrire Ô est-ce partout pareil De l’autre coté du cercle...
7.
* Blues for the light clean days : On ne fume plus - ou alors des superlights, des extra lights, sans nicotine sans goudron sans tabac. On ne fume plus, on ne boit plus - ou alors des cafés sans caféine, des bières sans alcool, des boîtes de Coke sans coca-cola. Et on mange sans graisse, sans calories, sans conservants ; sans pelures et sans pépins, sans couleurs, sans goût et sans appétit. On roule sans plomb, on se lave sans savon ; on base sans baiser, voici les jours légers - avec millions de papiers signés pour garantir que tout est bien, propre et clair. Voici les jours légers - et l'âme lourde à ne plus bouger d'un pouce, à tout regarder de travers. Voici les jours à vivre sans vivre**. Francis Dannemark, 2001.

8.
...Quand j’entends le chant Des immondes merveilles Mettant la raison sous couvercle « Que Dieu Bénisse Que Dieu punisse » Peuples, contrées, castes, chastetés, religions, orientations orgasmées et nations Le tout mis en sac grossier en dépit de toute équité Quand il est connu dans tout Babel Que nous serons bien seuls Au moment de mourir et d’être jugés par l’Ir Le peuple est affaire de Nous et de Nous seuls Dont le commun est ciment Et les différences, richesses Qu’avons-nous, sans cesse A bavasser sur nos exceptionnelles richesses Sans cimenter, avant, notre essentiel fondement Oui, vous avez bien entendu Que la putain en soit témoin Il s’agit bien là de ramener notre cul sur Terre Et de nous salir les mains Non pas de misères Mais d’humus faim Que Diable,...
9.
**Traduction en Gallois : Does neb yn y
smygu bellach, oni swperleits, extraleits, heb nicotîn, heb dar, heb faco. Does neb yn ysmygu, does neb yn yfed bellach, ond coffi heb gaffin, cwrw heb alcohol, caniau o Goke heb Gôca-Cola. Ac rydym yn bwyta heb sai, heb calorïau, heb gadwolynnau heb grwyn ac heb gerrig, heb liwiau, heb flas, heb awydd - Rydym yn rhedeg ar betrol di-blwm, golchi heb sebon, ffwcio heb cael ffwc, dym'r dyddiau ysgafn - a'i miliynau o bapurau wedi'i llofnodi i sichrau bod popeth yn iawn, yn lân ac yn glir. Dyma'r dyddiau ysgatn - â'r enaid yn rhy drwm i symud o gwbwl wrth weld popeth o chwith. Dyma'r dyddiau ble rydym yn byw heb fyn.
...soyons humble à défaut d’être divins
Par quel droit juger nos actes
Sans passer par l’ordalie populaire
C’est sans emphase et sans entractes
Que nous nous devons réponses sincères
N’oublions pas que la liberté
Peut être le fil ténu
De nos viles tenues de fers
Et qu’il convient d’en découdre
Pour en retisser la foudre
Ô est-ce partout pareil !
Où est la prévenance du mur à venir
Si l’avenir tue l’enfant du réel
Qui voit le roi nu de toute puissance
Allons-nous bruler les livres
Pour un bout de papier
Sommes-nous la vouivre
De Sainte-Monnaie
Pour que tant de saignées
Vaillent la peine d’être contées
Où est la lance destinée
A percer notre appétence
A la démence de bouffer
Encore et encore
Notre propre queue d’instinct
J’ai un rêve
Celui d’un monde spiralé
A l’infini déroulé
Et aux deux bouts distincts
RÊVER
Vous qui nous dirigez
Vous nous dites gérés
Vous nous digérez
Sans métaboliser notre fougue
Vous vous étonnez que votre panse soit lourde!
Vous priez le veau d’or
Dans nos mangeoires
Celui de nos estomacs
Troués d’espoirs
Vous êtes beaux et forts
Mais êtes-vous justes ?...
11.
Dans l'inabouti abouti du perpétuel Travail du Poème écrivez vous les uns dans les autres et tous nos jours sont le Poème...
12.
...Car c’est bien la justice Qui, de justesse, nous sauve Aussi cultivés êtes-vous Vous ne consultez plus les arts Vous nous faites payer les ares D’une promesse guimauve Devons-nous vous rappelez Que se référer sans penser N’est que bouffonnade Ignorante parade L’art ne se choisit pas par dépit C’est l’art qui nous choisit par dépit Car il n’est pas éternel Il est immortel Ne sommes-nous pas la seule espèce A la conscience temporelle Qui se souvient d’oublis Et se projette cent vies Avec le gout du choix et de la liesse Serait-il immortel sans entrer dans le sens du temps Mais qui le regarde maintenant ? Quels hères Quand floutés, retouchés, répétés, et grillés A l’unilatérale beauté Nous nous imposons fadeur du vent Tournée par l’instant La seconde dedans Pour le restant dehors Que de passions Que de passions, vous dis-je Dépensées à la dépensée Pour si peu d’être Que de flammes pour si peu de feu Serions-nous en manque d’incandescence Pour nous être ainsi étouffés De fumeuses léchées Sommes-nous capable de déhiscence Pour nous muer en Humain.

13.
Pourquoi donc être las d’être singe / Si ce n’est pour utiliser nos méninges / Si ce n’est pour sortir de nos petites chairs, de nos petits os et du gros de notre nombril / Si ce n’est pour dépasser nos petits désirs, nos petits fiels et nos monceaux de vétilles / Si ce n’est pour plus grand Amour // AIMER / Avec largeur, aimons-nous avant que nos cœurs se blessent / Aimons-nous dans les grandes hauteurs et sans confesse // Et puisque j’en suis éprise / Et puisque j’y suis soumise / Je nous pose la question sans fermeture / A genoux posés, Est-ce qu’Amour perdure ?
14.













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