Alain Brissiaud,
Christian-Edziré Déquesnes,
Carl Sonnenfeld
et pour quelques lignes finales Richard Taillefer.
Stop - - - vous avez sans doute raison Mr Déquesnes - - - pourquoi me nommer Mr ? J'ai terminé L'Evangile BleuNUIT et j'en redemande encore --- mais c’est pire que ça - - - oui, bien pire c'est l'Amplification des Ampleurs des Aggravations --- mille retours depuis la baie d’Authie n’auront pas raison de vos délires - - - délires ? pas si délires, hélas ! que CELA ; des Lyres, oui ! Il est vrai que j'aime la baie d'Authie, c'est une porte... Je veux encore rouler avec toi sur la route. Je veux encore avaler le bitume en écoutant le feulement du Bluesman --- ni les folles randonnées sur l’esplanade de Berck sous l’emprise du vent venu du large - - - Je n'ai jamais vécu de folles randonnées sur l'esplanade de Berck-plage, peut-être Konrad Schmitt et Ivar Ch'Vavar, par contre, sous l'emprise du vent du large, j'ai vu Fideline Hayure être emportée de l'autre côté. Je veux encore entendre ta voix me raconter la Vie comme une Rhapsodie --- ni rien de connu en fait qui puisse vous atteindre - - - vous chambouler - - - Les Musiques me chamboulent et l'Amour de la Fidèle. Je veux encore entendre ta voix me raconter la Vie comme une Rhapsodie. La vie râpeuse des sans-grades et sans-le-sous. Je vais essayer carl mais NOUS essayons ensemble ? --- j’ai tout de suite su que rien ne serait plus comme avant - - - La vie du dessous, celle qui fourmille, qui serpente et gicle au grand jour tel un fleuve, nommons le Mississipi ou Scarpe, c’est pareil.--- les couteaux sont rangés mais des gosses qui vous ressemblent chialent toujours au fond des impasses - - - Si il y avait eu un couteau sur la table, elle me l'aurait planté au corps et son fils, idem, aurait pris le couteau, lui qui détruit une table de cuisine de rage en moins de 5 minutes ! on a beau avoir vécu à la rue adolescent plus de 3 ans ce n'est pas excusable cette violence parce que l'on se croit le centre du monde. Des gosses qui me ressemblent au fond des impasses ? Un gosse de rue, de trottoir, d'impasse, qui me ressemble, je n'en connais qu'un ! le p'tit Jean Pierre ; aujourd'hui il n'est plus et je ne l'ai jamais vu chialer... rue de l’Impératrice ces morveux ne vous lâchent pas - - - Aucun morveux rue de l'Impératrice ou sur aucune avenue ne m'a jamais tenu les basques. J’ai siroté ton Evangile à petits traits comme on boit un vieux whisky coulant d’une jarre hors d’âge. Un nectar au couleur de miel et à la saveur d’iode. --- jamais faibles c’est la dope qui commande ici leur haleine pue le goudron- - - La dope qui commande ici ou ailleurs est toujours au final la faiblesse, c'est l'ancien educ' de rue qui a été qui parle là ! Leur haleine fétide et moribonde ne pue que la trouille ! Je ne te connais que par lectures interposées. Je ne te connais qu’entre les lignes. Je ne te connais que par connaissances communes aussi. Nous nous sommes seulement croisés ici deux ou trois fois sans nous parler. Ce fût fulgurant. Ce fu…. Un feu donc. - - - ils n’ont même pas le blues ils n’ont rien - - - Ô que si ! ils l'ont le blues et furieusement ! Ecouter un certain Rocé, et les rencontrer dans l'intimité de leur prison identitaire, les écouter et prendre le temps, l'énergie pour les accompagner jusqu'à retrouver la tombe du parent 'ingravé' (enterré) dans un carré des indigents... alors ils te le chantent leur Blues puis bientôt tu chantes avec Eux. Le feu d’une forge. Le feu du ventre. Le feu qui remonte par l’œsophage et tapisse la gueule ouverte du grand dragon rouge gallois. Cela fume, brûle et crépite.--- dans la conscience du déshérité ils jouent avec vos nerfs Mr Déquesnes - - - Belle formule 'dans la conscience du déshérité' mais c'est qui le déshérité, eux ? moi ? toi ? je crois que fondamentalement c'est toi. Je sais qu'eux ne jouent pas car leurs provocs ne sont pas des jeux mais des je d'affirmation alors c'est bien pire que ça... C'est L'Amplification des Ampleurs des Aggravations qui joue avec nos nerfs. Pourquoi me nommer vous Monsieur ? - - - mais vous tenez bon debout dans le gris des moments perdus - - -ça commence à me fatiguer. Cela fume, brûle et crépite. Les lettres de tes mots sont de charbons ardents que tu sèmes à l’envie sur la feuille blanche de la Vie. - - - dans vos veines coulent les mots des mômes abandonnés - - - Oui, à leur manière ils m'ont prié et prie encore de transmettre. Dans mes veines le sang qui coule est blues mais ce ne sont pas leurs mots, maux car ces derniers ne passent que par ma voix et ce que j'écris. J’ai terminé l’Evangile BleuNuit et je suis resté suspendu aux bras du Christ. Celui qui t’attend aux croisements d’une route à Audinghen.--- vous venez d’ailleurs - - - Je ne suis pas David Bowie dans 'L'homme qui venait d'ailleurs' ; je ne viens que de Douai, la ville où je suis né. Et je pleure avec Lui sur « la dé-pensée » et le vide intersidérale qui Nous entoure. ---les yeux nus - - - je port des lunettes, une paire pour y voir de prés, une autre pour lire les écrans et une troisième aux verres noires, celle de Steve McQueen afin de me protéger du soleil, mes yeux sont nus juste pour dormir, me reposer.---votre parole plastifiée sidère la page - - - Encore une belle formule et c'est la fée blanche qui doit bien rire de ça. Et je pleure avec Lui sur « la dé-pensée » et le vide intersidérale qui Nous entoure.--- la fée blanche doit bien rigoler de tout ça - - - c’est égal - - - vous insistez - - - Justement non ! je ne m'en fiche pas et c'est pour CELA que j'insiste. J’ai reconnu les ombres familières de quelques clochards célestes. vous piochez la langue pour la mettre à poil - - - 'À poil commercial' comme l'a chanté Arno. J’ai reconnu aussi quelques l(i)eux géographiques où j’ai trainé ma carcasse…---qui croit encore qu’on va s’en sortir - - - vous l’expliquez de long en large - - - Se sortir de quoi ? J'explique quoi de long en large ? J’ai reconnu aussi quelques l(i)eux géographiques où j’ai trainé ma carcasse… ---rien n’est fini le meilleur est toujours pour la fin - - - on va bien rire que vous sortirez le grand jeu - - - OUI ! QUAND STAGGER LEE ! même le môme Arno même Roland vos potes rament dur pour échapper au gang de la moralité - - - Arno n'est plus un môme, 70 ans! et Roland encore plus ! Puis ils 'rament' que pour faire voguer le Bateau Lala. J’ai La Picardie qui vaut bien sa messe, son Evangile, voir sa Légende. La Picardie, moi, je l’ai quitté pour mieux l’aimer.---mais vous c’est comme la première éjaculation - - - vous n’avez rien à perdre - - -Ou une toute dernière érection et tout à foutre à la vie, en corps une dernière fois ! Me voici rendu sur la Riviera bleue où avec ma longue vue de pirate, j’observe encore parfois les contours brumeux et verts de Picardia.--- vous depuis un bail sorti des eaux troubles - - - Pas un bail car CELA ne fait pas si longtemps ces eaux troubles où j'ai failli me noyer, eaux troubles d'une tricheuse, voleuse, au c.v imposteur qui vous a bien trimballé aussi ! vous trimballe peut-être encore. Et j’en reçois encore des nouvelles poétiques grâce à toi Edzyh, chaman, conteur, bluesman de Douai. Grand merci caumàrat’ Edzyh.---la mer du Nord copule avec vos hallucinations - - -J'aime La Mer du Nord, pour sûr, mais nous n'avons jamais copulé avec ensemble. Ce n'est pas à La Mer du Nord que je dois mes hallucinations, si toutefois ce que tu nommes de la sorte sont hallucinations, je dis plutôt visions. J’ai terminé l’Evangile BleuNuit presque à reculons.---vieille bête vagabonde - - - Oui, je suis vieux et un jeune retraité, vagabond un peu car souvent sur les routes de La Grande Picardie Mental, parfois au delà et j'accepte la bête que vous nommer. À rebours tous mes souvenirs singuliers sont remontés, un peu en raz-de-marée.---vous ne serez jamais le gosse Arthur ni vous ni personne - - - Que je ne suis pas le gosse Arthur je n'ai pas attendu après toi pour le dire publiquement en un marché de la poésie en Paris, quelle mascarade ! à une poète usurpatrice qui désire juste voir son nom apparaître partout. Elle racontait que j'étais le nouveau Rimbaud... Elle voulait écrire avec moi ? Quand à Personne, j'aime son nom et qui il est. J’ai revu certains visages, celui de Flup Cola, celui de Mimosa, les lunettes rondes en culs de bouteille façon John Lennon de David Le Sage et l’ombre massive du satané camarade Sylvain J.--- les ruelles ont maintenant le câble - - - Et si, avec notre TRAVAIL DU POEME, NOUS les décâblions ces ruelles ? Je t’ai revu, toi Edzyh, jetant de rage un micro défectueux sur la scène du 11 /19 à Loos en Gohelle.---le passage de la désolation rigole en douce - RIRA BIEN QUI RIRA LE DERNIER ET CE NE SERA PAS EN DOUCE CE RIRE, NI LA DESOLATION SUR SON PASSAGE, CE SERA BIEN PIRE ! Que deviennent Lucien de la Tiremande et Thomas S. et sa sœur Marie ? Est-ce que Jin Luck ed’Neuve ville d’Asq a enfin rattrapé les roues de Poulidor et Anquetil ? --- même Zimmerman se tient à carreaux - - - Bob Dylan a raison de faire gaffe, il a su retenir les leçons du mythe de Stagger Lee. Et puis, il y a l’affaire du Flamand Bleu… Hintjens Arno au limonaire qui éructe ses complaintes et la bière qui coule et mousse sur une langue de sable solidifié à marée basse… Putain ! Putain ! C’est franchement bien… (la basse de Mirko... Putain ! Putain !...).---vous faites les frais du dérèglement climatique Mr Déquesnes - - -OUI ! expérimenté l'été dernier par dérèglement de la médecine généraliste et ses jeunes praticiens , c'est idem qu'avec le climat ! On sait ce qu'il ne faut pas/plus faire mais on le fait tout de même ! Je me retrouve à devoir être opéré en urgence. Oui ! j'ai failli y passer ! olala, oui c’est magnifique la jetée d’Ostende lorsque le gris plombé du ciel se zèbre de vert… ---les nerfs à vifs vibrent encore - - - en effet et au risque d'en déranger certains. Je rêve éveillé et de mon cœur jaillit des pensées bienveillantes qui s’élèvent et s’envolent vers toi...---eaux troubles Mr Déquesnes - - - Pour moi l'usurpatrice des eaux troubles est bien loin derrière et démerdez vous avec elle et ses semblables. Pourquoi me nommer Monsieur ? ...Camarade Edzyh… Bien vers Toi.---les caillasses qui roulent vous ont bien baisé - - - ils n’ont plus rien en stock et vous restez là à attendre - - - Je ne crois pas qu'il faut écrire ça comme cela : Je sais depuis plusieurs décennies que The Rolling Stones n'ont plus rien en stock et je ne suis pas planté là à attendre quoi que ce soit d'eux... J'ai revu, j'avais rendez-vous, Jon Spencer et Cédric Burnside... je découvre l'homme que tu es. Tes déchirures, Tes coups de cœur musicaux et d'écriture qui t'accompagnent le long de ces routes secondaires de ta Picardie profonde entre Paris et Douai.--- le ciel est insoutenable de beauté et rien n’y fait - - - vous crevez d’amour - - - IL faut bien mourir de quelque chose alors autant que ce soit d'Amour. Un livre qui bouscule, touche juste pour nous indiquer le chemin de cet ultime poème dans l'angle mort de notre mémoire... ---qui peut lire l’avenir - - - Je ne vois pas le rapport !? "Un grand chant qui n'a pas fini de se couler et de se caler, de se carrer, dans son propre espace." - - - au carrefour l’homme pressé devient invisible - - - Je ne suis pas un homme pressé, L'Evangile BleuNUIT a attendu plus de dix années ! Je ne m'attarde jamais au carrefour, je reste toujours visible pour ne pas me faire renverser...signe là un livre en rupture avec la poésie siliconée. Il y a des soirs où il ne faut pas hésiter à se mettre en route.---la came est dans vos yeux - - - à découvert - - - à découvert justement et il n'y a aucune came dans mes yeux car je ne suis pas un dealer, ni chargé de quoique que ce soit, c'est les conditions pour être toujours lucide. C'est ce que j'ai fait page après page dans les traces de cet Evangile BleuNuit.--- lucide Mr Déquesnes où allons-nous - - - NOUS sommes arrivés, Alain, et pourquoi me nommer Monsieur ? - - - times/espace - - - Archie Lee Hooker chante 'Tennessee Blues', c'est juste magnifique ! - - - les stations services de l’esprit puent la merde - - - Alors vidanges ! Vire la station de service de l'esprit de la came qui puent la merde de la pseudo poésie de la dé-pensée ! - - - les tambours de la libertés résonnent encore mais pour qui - - - POUR TOI ! - - - pour quoi - - - POUR L'AMOUR, LA LIBERTE ET MIEUX LA FRATERNITE - - - oh Mister le poème/pistolet tire à blanc - - - Le flingue de Stagger Lee n'est jamais chargé à blanc ! ni la winchester à canon scié de Joss Randall... - - - 60 millions de français jouent au loto mais vous Mr Déquesnes vous tenez bon - - - En effet malgré ce qu'elle écris et déclare, elle joue au loto ! Ah ! La farceuse ! Pourquoi me nommer Monsieur ? Je suis un vilain de roture - - - la vie soporifique est un indic - - - Encore une belle formule ! - - - alors rideau - - - LA COMEDIA ES FINITA ! - - - vous êtes beau dans votre navette spatiale - - - Je n'ai pas de navette spatiale car cet au-delà ne m'intéresse pas ! J'ai juste un bateau Lala, j'aù jusse in batioe Lala. --- bleu nuit bleu la vie - - - la main coupée de Blaise introduit la carte perforée - C'EST SON PROBLEME, à lui et sa chienne ! puis c'est trop belle formule pour moi - -- tout s’écroule Mister - - - Pourquoi Mister ? Mystère ? To'i' ké ! (Jin-Luck, tin père vind-t-i' coére du chuke ?) / Tout s'écroule ! (Jean-Luc, ton père vend-t-il encore du sucre ? J'ai écrit et chanté CELA, avec Piérot, il y a plus de dix ans ! - - - stop - - - moi, je continue - - - good luck Mr Déquesnes - - - Bien vers Vous Camarades



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