mardi 7 janvier 2020

A & EN NORD ITALIQUE de Jacqueline Fisher à Christian-Edziré Déquesnes et vice versA.

  

Bonjour Christian,

...Je suis entrée dans Ton Evangile  comme on monte sur un bateau ivre ...avec la sensation presque physique de prendre des vagues dans la tronche Parfois des grosses lames de fond et parfois des embruns .  d'être ballottée -c'est pourquoi je t'ai écrit ça m'a remuée  aussi un peu ballotte qui ne comprend pas tout parce il me manque ce qu'on appelle les référents culturels surtout musicaux ...
avec dans ce voyage des phrases-lieux où je me reconnais comme "l'oiseau de proie nous veille etc." p17 ou encore "je me sens tout pareil à un reste de ce grand repas de famille, les convives ont repartis au milieu d'une longue nuit ..." p34 et il faudrait en citer tant d'autres !


C'est presque chez moi le thème du masque dans un de mes  livres en cours d'écriture est fondé là dessus, et des poèmes aussi.

Il y a un côté James Ensor dans cette sarabande dans ton texte on entend la mer et tes musiques puis la musique de la langue picarde aussi qui m'est familière et reste étrangère vu ma double appartenance sud-nord,  on entend la voix et les voix de ceux qu'on n'écoute jamais .Les humbles, les oubliés.

La  présence de la terre aussi le territoire des racines, mais aussi la terre-mère .. celle que je ressens si fort  j'ai  écrit un poème là dessus te le transmet, si tu veux, comme un écho .

Je sais que dans les mois qui viennent je vais me le rouvrir un peu au hasard et puis lire . En partir y revenir.

Belle préface de Jacques Cauda aussi et bel articule de Jean-Paul Gavart Perret ; je n'essaie pas de rivaliser je donne juste mes impressions de lectrice !


Bises à toi merci de ce moment !

Jacqueline Fisher,
le 06.01.2020.


Merci Jacqueline,

Oui ! c'est de tout CELA qu'il s'agit. Il est vrai qu'au final, j'ai écrit L'Evangile BleuNUIT pour les pauvres et les oubliés. 

Tu cites James Ensor, j'adore sa peinture, surtout son tableau 'L'entrée du Christ dans Bruxelles'...


...et j'ai souvent pensé, regardé aussi, à ce tableau quand j'ai écrit certains passages de L'Evangile BleuNUIT.

Ah ! la terre, la terre-mère qui va si mal, ce qui se passe ces temps çi en Australie me bouleverse ; c'est incendie son plus qu'un avertissement et c'est comme le feu dans l'illustration de Jacques Cauda pour la couverture...

Merci pour le texte poétique que tu m'as transmis et enfin que puisse être entendu au delà de la fureur incendiaire du Dragon qui ne supporte plus que l'on fasse s'ouvrir la Terre, que c'est par le juste respect de l'humus que nous serons tous ensemble plus haut que les étoiles au delà de nos masques d'ici bas.

Je t'embrasse fraternellement.

Christian-Edziré Déquesnes,
le 07.01.2020.

p.s : puis en partage ce tableau-collage, cadré bancal, en désaccordé de bleus et de lettres d'un homme du Nord en italique qui prie pour que la Lumière soit enfin A, à la lettre du grand commencement...


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" La vie naîtra de moi enfin, comme elle jaillit de la terre et du fumier Mais elle naîtra entière, pleine, égale sous le soleil Je serai enfin et de nouveau Moi qui deviendrai masque sur masque, illusions, faux -fuyants de moi-même Moi à qui les miroirs renvoient toujours une autre image, Désaccordée Moi qui ne me trouve dans chacun de mes reflets que pour m'y perdre, encore, et m'y abîmer Je serai moi, dans la cendre et la pourriture Je serai enfin. "

Jacqueline Fisher,
reçu le 06.01.2020.

L'évangile BleuNUIT - Acte 2 - 3.

Il ne reste que la Musique comme le rouge d'un coquelicot sur une photo retrouvée. Le chapeau du renouveau attend, sur la table d...