Il
ne reste que la Musique comme le rouge d'un coquelicot sur une photo
retrouvée. Le chapeau du renouveau attend, sur la table du salon, des temps meilleurs. La Haute
Tour apparait seulement dans le nom de la ritournelle de Rimbaud où le
vent qui tourne, plus haut ! aux alentours appelle au delà du guêt
l'orage finale de la baleine noire. Ils exposent leurs souvenirs à la
foire du paraître. En 1998, dix années aprés son décés, la tombe du trompettiste de Yale, Oklahoma, est recouverte d'herbes folles au cimetière d'Inglewood, personne pour l'entretenir, pourtant il n'a jamais peut-être vendu autant de disques ; alors aujourd'hui..., douceurs pour tous ! la nuit qui s'ouvre,
m'appartient. Aussi douceur vers vous et que dans les herbes folles d'une tombe un coquelicot danse.
Le
chant du silence a remplacé le noir événementiel d'un printemps des
poètes qui malgré les apparences n'annonçait rien de courageux et
surtout aucun changement pour nos vies. les simulacres de la société des
spectacles, institutionnels ou non, continuent leurs mascarades tandis
qu'une vieille chanson blues du siécle dernier saigne en s'échappant du
haut parleur de mon poste radio. célébration du retour de l'invisible
Dragon. Perché au sommet de la barricade de ses Vers Nouveaux, Arthur
Rimbaud sait qu'il va devoir encore attendre un sacré bout de temps pour
renoncer enfin à vendre ses fusils. Plus que jamais, belle Eléonore,
plus que jamais Le Corbeau d'Alan Edgar Poe croasse juste ! Plus que
jamais !
à Dwai, Le 02.04.2020.
Photo de Marielle Millet.
à Ivan Dedecker.
Dans
l'un des wagons du train que tire la locomotive BleuNUIT de mon
peut-être, je dois changer de destination en gare du midi de Bruxelles
qui n'est plus si belle... [Il est loin, Dirk, le temps de ta belle !]
...puis filer dans une autre cirque ferroviaire afin de rejoindre
Louvain. J'ai rendez vous avec Joke pour rouler en bagnole jusqu'à un
espèce d'endroit perdu d'un bout du monde, lieu improbable, Oudsbergen,
hors du temps ! afin d'y retrouver le Blues de Roland van Campenhout,
aussi la Muze hic' de Steven De bruyn et son complice Jasper Hautekiet.
Retards multiples ! Joke n'est pas là ! dans un bar, face de la gare de
Leuwen, mon téléphone portable est hors service, suis-je perdu ? mais
Ivan, je ne le connais pas ! me porte secours, il arrive à contacter
Joke... Bientôt ensemble, arrivés enfin ! célébrer la Musique bleue en
l'éternel peut-être...
à Dwai, le 29.02.2020.
Je suisface à l'église de Lissewege, à l'heure au rendez vous, mais personne ! Il fait déjà nuit quand dans la boulangerie, j'achéte les deux derniers petits aux raisins restants sur l'étale de la vitrine, plus deux brioches que je ramene comme un idiot, le lendemain en France, pour le partage. Puis à Zwankendanme dans une demeure ordinaire, transformée en salle de concert, je découvre Steven Troch et son groupe de blues ; voilà bientôt le fantôme de Sonny Boy Williamson : Nine Below Zero résonne, cela ne me fait pas oublier que je sais qu'au loin la tempête arrive. Plus tard, je bois une dernière bière avant d'aller m'endormir, seul mais amoureux, dans un mobil-home, sans me dire 'Mais qu'est ce que tu fabriques là ?'
à Dwai, le 28.03.2020.
Le chant du silence a remplacé le noir événementiel d'un printemps des poètes qui malgré les apparences n'annonçait rien de courageux et surtout aucun changement pour nos vies. les simulacres de la société des spectacles, institutionnels ou non, continuent leurs mascarades tandis qu'une vieille chanson blues du siécle dernier saigne en s'échappant du haut parleur de mon poste radio. célébration du retour de l'invisible Dragon. Perché au sommet de la barricade de ses Vers Nouveaux, Arthur Rimbaud sait qu'il va devoir encore attendre un sacré bout de temps pour renoncer enfin à vendre des fusils. Plus que jamais, belle Eléonore, plus que jamais Le Corbeau d'Alan Edgar Poe croasse juste ! Plus que jamais !
à Dwai, Le 02.04.2020.
Il ne reste qu'une "chanson" comme le rouge d'un coquelicot sur une photo retrouvée. Le chapeau attend sur la table des temps nouveaux. La Haute Tour apparait seulement dans le nom de la ritournelle de Rimbaud où le vent qui tourne, plus haut ! aux alentours appelle au delà du guêt l'orage finale de la baleine noire. Ils exposent leurs souvenirs à la foire du paraître. Douceurs pour tous ! la nuit qui s'ouvre, m'appartient. Aussi douceur vers vous.
...Je suis entrée dans Ton Evangile comme on monte sur un bateau ivre ...avec la sensation presque physique de prendre des vagues dans la tronche Parfois des grosses lames de fond et parfois des embruns . d'être ballottée -c'est pourquoi je t'ai écrit ça m'a remuée aussi un peu ballotte qui ne comprend pas tout parce il me manque ce qu'on appelle les référents culturels surtout musicaux ... avec dans ce voyage des phrases-lieux où je me reconnais comme "l'oiseau de proie nous veille etc." p17 ou encore "je me sens tout pareil à un reste de ce grand repas de famille, les convives ont repartis au milieu d'une longue nuit ..." p34 et il faudrait en citer tant d'autres !
C'est presque chez moi le thème du masque dans un de mes livres en cours d'écriture est fondé là dessus, et des poèmes aussi.
Il y a un côté James Ensor dans cette sarabande dans ton texte on entend la mer et tes musiques puis la musique de la langue picarde aussi qui m'est familière et reste étrangère vu ma double appartenance sud-nord, on entend la voix et les voix de ceux qu'on n'écoute jamais .Les humbles, les oubliés.
La présence de la terre aussi le territoire des racines, mais aussi la terre-mère .. celle que je ressens si fort j'ai écrit un poème là dessus te le transmet, si tu veux, comme un écho .
Je sais que dans les mois qui viennent je vais me le rouvrir un peu au hasard et puis lire . En partir y revenir.
Belle préface de Jacques Cauda aussi et bel articule de Jean-Paul Gavart Perret ; je n'essaie pas de rivaliser je donne juste mes impressions de lectrice !
Bises à toi merci de ce moment !
Jacqueline Fisher,
le 06.01.2020.
Merci Jacqueline,
Oui ! c'est de tout CELA qu'il s'agit. Il est vrai qu'au final, j'ai écrit L'Evangile BleuNUIT pour les pauvres et les oubliés.
Tu cites James Ensor, j'adore sa peinture, surtout son tableau 'L'entrée du Christ dans Bruxelles'...
...et j'ai souvent pensé, regardé aussi, à ce tableau quand j'ai écrit certains passages de L'Evangile BleuNUIT.
Ah ! la terre, la terre-mère qui va si mal, ce qui se passe ces temps çi en Australie me bouleverse ; c'est incendie son plus qu'un avertissement et c'est comme le feu dans l'illustration de Jacques Cauda pour la couverture...
Merci pour le texte poétique que tu m'as transmis et enfin que puisse être entendu au delà de la fureur incendiaire du Dragon qui ne supporte plus que l'on fasse s'ouvrir la Terre, que c'est par le juste respect de l'humus que nous serons tous ensemble plus haut que les étoiles au delà de nos masques d'ici bas.
Je t'embrasse fraternellement.
Christian-Edziré Déquesnes,
le 07.01.2020.
p.s: puis en partage ce tableau-collage, cadré bancal, en désaccordé de bleus et de lettres d'un homme du Nord en italique qui prie pour que la Lumière soit enfin A, à la lettre du grand commencement...
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" La vie naîtra de moi enfin, comme elle jaillit de la terre et du fumier Mais elle naîtra entière, pleine, égale sous le soleil Je serai enfin et de nouveau Moi qui deviendrai masque sur masque, illusions, faux -fuyants de moi-même Moi à qui les miroirs renvoient toujours une autre image, Désaccordée Moi qui ne me trouve dans chacun de mes reflets que pour m'y perdre, encore, et m'y abîmer Je serai moi, dans la cendre et la pourriture Je serai enfin. "
Les amis, les ennemis, Les commentaires Fakebook, Les chroniques des blogs, la politique... TOUT ! ...Qu'on ne s'écrit plus manuscrit Sauf pour s'envoyer les faire part de morts, de naissances, des derniers nouveaux nés,
Des derniers survivants de la famille, Des derniers drames politiques...
...Il NOUS reprendre nos plumes, Ecrire sur le papier. Il NOUS faut, au moins, payer Le tribut des vignettes À timbrer de la folie de vie Puis par voies/voix postales Envoyer, transmettre nos mots, notre Travail du Poème de la Vie À celles et ceux qui sont nos amis, Nos ennemies même car peu importe La Poésie a besoin de polémique C'EST POLITIQUE ! AUX LETTRES ! '...Il reste 300 kilomètre d'autoroute à construire...' Retourner, enfin ! aux Lettres,... ...Dans la rapide fougue ardente De la violence de L'Amour, ...Aux vêpres impétueuses De l'immaculation ascensionnelle Droit et dressé vers le Bleu du ciel Sur l'autel de la Vie En l'Hôtel de la Citrouille.
Photo de Julie Ladret.
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Lettre d'un voyant - Arthur Rimbaud - Situation : annonce d'un situationnisme à venir en un autre siècle ? - Arthur Rimbaud à 17 ans lorsqu'il écrit cette Lettre, son génie était-il seulement à une crise d'adolescence ? Dans ce que l'on nomme d'Arthur Rimbaud 'La Lettre du voyant', il s'agit de deux courriers différents qui postaient de Paris arrivent à Douai, l'une est adressé à Georges Izambard et l'autre à Paul Demeny, plus âgé et ami de son ancien professeur de français... "les poètes sont devenus des fonctionnaires, des versificateurs..."
...Toudi su l'coéchie/Toujours sur la chaussée, déjà dimanche matin, je trace la route puisqu'invité par une Belle Brute, jusqu'Herzelle au Nord de la Flandre française... presque chez les Belges. NOUS NOUS retrouvons dans ce lieux mythique, improbable, inconstestablement à découvrir Le Café des Orgues où trônent trois gigantesques limonaires et une gigantesque pistes de danses où tous les dimanches après-midi, jusqu'en début de soirée anciens et plus jeunes, des tous jeunes aussi ! se retrouvent pour danser sur des airs d'antan. Aujourd'hui, c'est l'événement car l'un des limonaires joue un nouveau carton créé pour l'occasion par un groupe de Musique expérimentale, répétitive, très répétitive, je le répète répétitive, d'avant-gardz. Là, je suis pareil comme au cœur de longues scènes qui sortent d'un film de David Lynch ou mieux encore de Bruno Dumont... - Herzelle se situe pas loin finalement du Mont Cassel - ...et au beau milieu d'un paquet de danseurs, j'assiste statique à un ballet intemporel, les guincheurs volontaires sur la piste sont de tous les âges, les voilà qui décollent, s'envolent du parquet de bois de la piste au son d'une Musique qui doit plus au Krautrock de Can qu'à la valse musette... d'ailleurs la bière est en rupture de stock au café des Orgues où c'est la kermesse intemporelle. Attention ! James Ensor va faire une apparition ?...
...Mais je suis sauvé car je retrouve Pénélope, près de 15 ans que NOUS NOUS étions quittés puis elle m'apprend qu'avec son complice Nico, ils ont enfanté le carton de la performance, perfordance plutôt, de la soirée ; elle a été aussi membre du groupe 'Mise en Bière' dont tout le monde d'ailleurs me parle ce soir !?...
Extrait de L'Evangile BleuNUIT de Christian-Edziré Déquesnes,- Z4 Editions, avril 2019.